Savoir Faire

Plafond de la Sécurité Sociale 2013

Le plafond annuel de la Sécurité social (PASS) devrait être fixé à 37 032 € pour 2013, selon les prévisions du rapport des comptes de la Sécurité Sociale, publié le 1er octobre 2012.
Source : Commission des Comptes de la Sécurité Sociale

Plafond de la Sécurité Sociale 2012 : + 2,90%

Selon la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale, le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) augmente de 2.90% au 1er janvier 2012.
Le PASS s'élève ainsi à 36 372 € et le PMSS (Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale) à 3031 €.
Source : Commission des Comptes de la Sécurité Sociale

Assurance maladie : le gouvernement crée un tiers-payant social

Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, a annoncé la mise en place d’un « tiers-payant social » pour les revenus les plus modestes.
Cette mesure a été publiée au Journal officiel le 5 mai dernier.
Ainsi, les 630 000 bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé ont la possibilité de recourir au tiers-payant pour régler la consultation chez leur médecin.Concrètement, ils n’ont plus à avancer les frais d’une consultation médicale, à condition qu’il s’agisse de leur médecin traitant.
Source : Newsassurances

Revalorisation de la consultation des généralistes

Le prix de la consultation des généralistes passera à 23€ le 1er janvier 2011. Cette mesure devrait représenter un coût de 250 M€ dont environ 70 M€ à la charge des complémentaires santé.
Source : Argus de l'assurance


La retraite après 65 ans ?

Selon un sondage de Kelly services, 31% des Français ne pensent pas partir en retraite avant 65 ans.

53% déclarent qu’ils accepteraient de travailler après leur retraite, leur principale motivation étant financière.

19% envisagent des missions temporaires, 17% un temps partiel et 15% une création d’entreprise.

Prise en charge des substituts nicotiniques par la Sécurité Sociale

Depuis le 1er février 2007, l'Assurance Maladie rembourse les traitements par substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, inhalateur...), pour un montant maximum de 50 € par an et par bénéficiaire.

Les modalités pratiques :

 

Le médecin traitant

Quel est le principe du dispositif ?

Chaque assuré de plus de 16 ans doit choisir un médecin traitant qui l’orientera au mieux dans son parcours de soins et qui assurera le suivi de son dossier médical personnel (prévu pour 2007).

Le passage par le médecin traitant est un préalable au parcours de soins (le médecin traitant s’engageant à la mise en oeuvre du futur dossier médical personnel).

Quels sont les objectifs de sa mise en place ?

  • Modifier les comportements des assurés sociaux en les responsabilisant.
  • Faciliter les échanges avec le personnel médical.
  • Faire faire des économies à la Sécurité sociale en évitant par exemple des consultations et examens excessifs ou répétés.

Quand choisir son médecin traitant ?

Vous devrez choisir votre médecin traitant avant le 1er juillet 2005.
Si vous n’avez pas à consulter votre médecin avant cette date, la déclaration se fera lors de votre prochaine consultation.

Qui sera votre médecin traitant ?

Le médecin traitant choisi peut être un généraliste ou un spécialiste, un médecin hospitalier ou salarié d’un centre hospitalier.

Comment se déroule le choix du médecin traitant ?

Vous devez faire remplir et faire signer un imprimé au médecin que vous avez choisi (qui doit accepter) et envoyer un exemplaire à votre caisse maladie.NB : Ce formulaire peut être téléchargé sur le site www.ameli.fr

Comment fonctionne le dispositif ?

Vous devrez consulter systématiquement votre médecin traitant (sauf exceptions ci-dessous) avant de voir un autre professionnel de santé.

Quelles sont les exceptions au dispositif ?

  • En cas de consultation d’un dentiste, d’un gynécologue, d’un ophtalmologiste ou d’un pédiatre.
  • En cas d’absence du médecin traitant, d’urgence (appréciation par le médecin consulté) ou d’éloignement géographique.
  • En cas de maladie chronique, vous pouvez accéder directement à votre médecin spécialiste si votre traitement ou suivi le prévoit.

Quelles seront les conséquences du non-respect du dispositif  ?

Le non-respect du parcours de soins à travers le médecin traitant entraînera des dépenses supplémentaires car la part restant à votre charge sera majorée (= majoration du ticket modérateur).

Certains spécialistes pourront pratiquer des dépassements d’honoraires lorsqu’ils recevront un patient qui ne leur aura pas été préalablement adressé par un médecin traitant.

Peut-on changer de médecin traitant ?

Si vous décidiez ultérieurement de changer de médecin traitant, vous devrez avertir par écrit à la fois votre médecin traitant et votre caisse d’assurance maladie.


La participation forfaitaire de 1 euro

 Quel est le principe du forfait 1 euro ?

C’est une participation laissée à la charge de l’assuré, pour chaque consultation ou acte pris en charge par l’Assurance maladie, y compris les actes de radiologie et de biologie, et réalisé à partir du 1er janvier 2005, par un médecin généraliste ou spécialiste.

Quels sont les objectifs de sa mise en place ?

Responsabiliser les assurés en instaurant une participation forfaitaire (le montant de cette participation pourrait évoluer dans le temps).

Quels sont les actes concernés ?

Visite, consultation ou tout acte réalisé :

  • par un médecin,
  • par un laboratoire d’analyses médicales,
  • par un radiologue,
  • par un médecin hospitalier.

Qui doit s’acquitter de cette participation forfaitaire ?

Tous les assurés sociaux de plus de 18 ans, y compris :

  • personnes en invalidité,
  • bénéficiaires d’une exonération du ticket modérateur,
  • accidentés du travail,
  • titulaires du minimum vieillesse.

Quelles sont les exceptions au dispositif  ?

  • Femmes enceintes de plus de 6 mois (jusqu’au 12ème jour après l’accouchement).
  • Examens obligatoires liés à la grossesse .
  • Ayants droit de moins de 18 ans .
  • Bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle).
  • Actes et consultations réalisés au cours d’une hospitalisation .
  • Soins par un chirurgien-dentiste, sage-femme ou auxiliaire médical (kiné, infirmier, orthoptiste et orthophoniste).

Comment cette participation sera-t-elle payée ?

  • Cette somme ne sera pas versée en plus au professionnel de santé mais sera déduite du montant remboursé par la Sécurité sociale.
  • Si vous bénéficiez de l’avance de frais (tiers-payant), votre participation sera déduite des versements de prestations ultérieures par votre caisse.
  • Les relevés de remboursement de soins qui seront adressés par la caisse d’Assurance maladie préciseront systématiquement la date et la nature de l’acte auquel il se rapporte.

Existe-t-il des plafonds à la participation forfaitaire ?

Oui, la participation forfaitaire est limité à 50 actes par an (soit 50 pour 2006).
De plus, si vous consultez plusieurs fois le même médecin au cours d’une journée, la participation forfaitaire de 1 euro ne s’applique qu’une fois.
Par contre, si vous consultez deux médecins différents au cours de la même journée, la participation forfaitaire de 1 euro s’applique à chaque fois.

Pourquoi les complémentaires santé ne prennent pas en charge la participation forfaitaire de 1 euro et les dépassements d’honoraires et/ou les majorations de ticket modérateur en cas de non respect du parcours de soins ?

Avec la nouvelle loi sur l’assurance maladie, les couvertures santé devront, pour bénéficier des avantages liés aux « contrats responsables » (exonération dans une certaine limite de la taxe et des cotisations sociales sur les cotisations d’assurance, possibilité de proposer le crédit d’impôt destiné à faciliter la souscription d’une complémentaire individuelle sous condition de revenus), répondre à un cahier des charges très précis (ne pas rembourser la participation forfaitaire de 1 euro, ne pas prendre en charge la majoration du ticket modérateur en cas de non passage préalable par le médecin traitant, ne pas prendre en charge les dépassements d’honoraires sur le tarif des actes et consultations en cas de non respect du parcours de soins, ne pas prendre en charge la majoration du ticket modérateur en cas de refus d’accès au dossier médical personnel.


Les Contrats Responsables

Qu’est ce qu’un contrat responsable ?

Les contrats d’assurance complémentaires, en particulier lorsqu’ils sont mis en œuvre dans le cadre de l’entreprise, peuvent bénéficier aujourd’hui d’avantages fiscaux et sociaux :

  • Déduction du revenu imposable des cotisations versées par le salarié
  • Déduction du bénéfice de l’entreprise pour les cotisations versées par l’employeur
  • Exonération de la taxe de 7% sur les conventions d’assurance pour les contrats ne prévoyant pas de sélection médicale à l’entrée
  • Exonération des charges sociales pour les cotisations versées par l’employeur.

Pour inciter les assurés à respecter le parcours de soins coordonnées, la réforme de l’assurance maladie crée la notion de contrats responsables.

Il s’agit de lier le maintien de ces avantages fiscaux et sociaux à l’intégration de nouveaux critères dans les contrats complémentaires santé.

Quels sont les critères du Contrat Responsable ?

Les contrats de complémentaires santé pourront bénéficier du statut de contrat responsable et des avantages qui y sont liés s’ils ne prennent pas en charge la participation forfaitaire à 1 euro (critère applicable depuis le 1 er janvier 2005) et répondent aux critères suivants :

  • Absence de prise en charge partielle ou totale des dépassements d’honoraires en cas de non respect du parcours de soins coordonnées,
  • Absence de prise en charge partielle ou totale des majorations de Ticket Modérateur pour les actes e prestations pour lesquels l’assuré aura refusé l’accès à son Dossier Médical Personnalisé (applicable à partir de 2007 u plus tôt),
  • Prise en charge total ou partielle des consultations et prestations liées à la prévention.

A quelle date entre-t-il en vigueur ?

A partir du 1 er janvier 2006.
Après cette date, les contrats qui n’auront pas été mis en conformité avec les critères définis ne pourront bénéficier d’avantages fiscaux et sociaux.


Les lunettes sans ordonnance

Pour un renouvellement de lunettes, plus besoin désormais de repasser à la case "ophtalmologue". La loi autorisera courant 2007 le renouvellement des lunettes sans ordonnance par les opticiens. "Les opticiens peuvent adapter les prescriptions médicales initiales de verres correcteurs datant de moins de trois ans."

Concrètement, vous devez conserver l'originale de votre ordonnance et la présenter à l'opticien à chaque renouvellement.

Sont exclus de cette disposition les moins de 16 ans et les personnes pour lesquelles l'ophtalmologue se sera opposé à cette possibilité d'adaptation pour raisons médicales.

Pour le remboursement REPCA, pas de changement, il est effectué sur la présentation de la facture originale de l'opticien et en complément de la Sécurité Sociale.